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Jardiner en équilibre ?

Dans un milieu naturel, une route qui le traverse, des prélèvements ou des apports de grandes ampleurs, peuvent être source d’un déséquilibre.

La “culture de la séparation”, l’hyper spécialisation des domaines reliés à la production d’aliments dans l’agriculture, font parfois oublier que l’équilibre de la nature peut être mieux perçu quand elle est observée dans son ensemble.

Un déséquilibre des sols, comme nous l’observons en ce moment peut fonctionner temporairement. Après les guerres mondiales par exemple, les restants d’explosifs, les nitrates, ont été intégrés en partie dans les sols comme engrais, il “fallait” produire vite et beaucoup – cette solution temporaire de départ c’est finalement installée jusqu’à aujourd’hui encore. Ce déséquilibre a produit beaucoup de nourriture mais à quel prix ? Résulte-t-il un équilibre de ce déséquilibre ?

Globalement pas encore, mais des processus qui paraissent plus équilibrés refont surface, nous entendons beaucoup parler de permaculture par exemple, d’une vision plus globale pour produire des aliments en symbiose avec la nature et l’humain. D’autres mouvements sont en route comme les “incroyables comestibles”, qui partagent la nourriture produite ; des jardins collectifs partagés localement ; la multitude de gens qui transforment leur pelouse en potager ; des villages qui deviennent autonomes en nourriture ; l’intérêt croissant pour des semences naturelles ; la polyculture ….

À la maison, dans notre petit potager en “permaculture”, nous travaillons en collaboration avec les universités et avons lancé une étude sur l’électroculture. C’est un système passif qui créerait une électro-osmose du sol ayant apparemment plusieurs avantages : plus gros légumes, retenue d’eau, déplacement des éléments nutritifs du sol… Les études et les mises en œuvre sur ce thème ont été abandonnées dans la première moitié du siècle passé sans vraiment avoir de quantification scientifique sur le fonctionnement. Avec cette étude, nous comptons quantifier le phénomène et voir dans quelle mesure il fonctionne ou non.

Cette démarche naît du déséquilibre actuel pour trouver des solutions plus organiques et faire pousser de la vie avec de la vie.

Nous pouvons nous encourager à observer les causes de l’équilibre global de la nature plutôt que de regarder des effets déséquilibrés dus à une observation séparée et hyperspécialisée de cette même nature.

Tout comme dans la méthode Corps-Miroir, où nous observons l’être dans son ensemble pour identifier les comportements, les causes avec lesquels il pourrait déséquilibrer son organisme.


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